Arrêtons avec les DRM!




Nous connaissons tous déjà les DRM dans le domaine de l’édition musicale ou audiovisuelle.

Les DRM « Digital Rights Management » (ou GDN « Gestion des Droits numériques » en français) sont selon moi, une plaie pour le consommateur.

Mais commençons par le commencement. Pour ceux qui serait moins familiers avec le terme, les DRM sont des protections intégrées à certains supports (CD, DVD, fichiers numérisés, etc.) et peuvent prendre diverses formes : impossibilité de transfert, de copie, de lecture en-dehors de certains logiciels, d’achat en-dehors de certaines zones géographiques ou de certains canaux de distribution, etc.

Dans le domaine du livre numérique, il s’agit la plupart du temps de limiter l’utilisation du fichier à un support de lecture bien précis (par exemple, impossible de lire un fichier acheté par le biais du site d'Amazon (kiddle) sur autre chose qu’un appareil vendu par Amazon) ou d’en limiter le nombre de transferts possibles vers d’autres systèmes de lecture.

Ces protections sont mises en place par l’éditeur et/ou le canal de distribution : par exemple, un auteur peut publier un livre sans DRM sur Amazon, ce qui n’empêchera pas ce dernier d’empêcher tout usage du fichier sur un appareil d’une autre marque.

Cette forme de protection est à la limite de la légalité, sur le principe, car elle bride par nature l’utilisation dans le temps des fichiers légalement acquis : ce qui a été acheté en 2018 devrait pouvoir rester accessible en 2038, mais comment s’en assurer si on ne peut pas transférer ses propres fichiers lorsqu’on change de matériel ?

En réalité, il existe bien des façons très se débarrasser des DRM (un brin de connaissances techniques, le bon logiciel, et hop !), mais vous vous doutez que c’est parfaitement illégal…pourtant, bon nombre de consommateurs très honnêtes commencent à s’y employer, agacés d’être pris pour des voleurs en puissance par les vendeurs.

Certains éditeurs tentent de rendre ce marquage moins intrusif en utilisant le tatouage numérique, un système moins bloquant techniquement au premier abord, mais beaucoup plus vicieux, car il peut transformer n’importe qui en délinquant, à l’insu de son plein gré… 🙂
Pourquoi les DRM sont une aberration :

Les DRM sont une idiotie.

Ils ne protègent absolument pas les livres contre le piratage (puisque les pirates sont par nature des gens débrouillards sur le plan technique, qui s’en débarrasseront sans aucun problème en quelques clics), mais empêchent par contre les consommateurs honnêtes d’en faire tous les usages pourtant légaux (comme avoir une copie de sauvegarde de son achat sur un deuxième support).
En d’autres termes, les DRM permettent aux pirates/voleurs d’avoir paradoxalement plus de droits et de liberté que les acheteurs !!

Ces derniers, et ils ont bien raison, ont l’impression d’être considérés comme des voyous potentiels et de ne jamais être pleinement propriétaires de ce qu’ils ont pourtant légitimement acheté. Sentiment qui les conduit parfois naturellement vers la voie du piratage, ce qui n’est a priori pas l’objectif initial des éditeurs.

Bref ! Les DRM ne servent à rien à part compliquer le monde de l’édition numérique, contribuant ainsi à retarder un peu plus l’émergence de ce nouveau mode de lecture.

À croire que les éditeurs du livre n’ont rien appris des déboires récents de leurs homologues du monde musical…

Bref vous l'aurez compris, je ne suis pas un fervent partisan des DRM. Même si j'aimerais bien comprendre les éditeurs qui en installent sur leurs livres numériques.

Et je serais curieux d'avoir votre avis sur la question. N'hésitez pas à commenter sur le sujet. 🙂

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