Comment retenir
un dieu qui passe
Steve Michelin

Éditions du Petit Véhicule
Comme je l'avais déjà écrit lors d'une précédente critique de poésie, et malgré le fait que j'écris beaucoup de poésie, j'en lis très peu. Toutefois, lorsque j'ai la chance de le faire, je le fais avec un plaisir assuré.

Stève Michelin est un poète né à Sedan, en France, mais qui a grandi au Québec. Il m'a contacté via les réseaux sociaux afin de me proposer de lire et de découvrir son univers poétique via son recueil Comment retenir un dieu qui passe.

J'ai d’abord été séduit par ce magnifique livre-objet. On sent que l'auteur voulait faire les choses différemment, à sa manière et ainsi offrir un recueil ou les gens aurait envie de plonger dans son univers. Un univers rempli de rumeurs, de rumeurs intérieures oserait-je dire.

Dans ce recueil publié en 2017 aux Éditions du Petit Véhicule à Nantes, en France, le poète s’interroge sur l’essence de la vie. Tantôt plongé dans la noirceur, tantôt dans la clarté, il arrive, avec un savant dosage, à nous imprégner dans un univers riche et profond ou on en ressort parfois ébranlé, parfois adouci.
Le temps d'un espace habité,
des pieds frais,
chausses de marbre
badigeonnent le parvis de ma bienvenue.
Le seuil... nimbé de relique,
coin d'une lèvre blanchi,
obole déposée
par l'oblique d'un sourire d'Après-midi.
 Au fil des poèmes, on se laisse inspirer par des impressions posées çà et là.

Ce recueil, outre ses qualités poétiques, est joliment agrémenté de photographies en couleurs de Dominique Robillard et de Bernadette Ronveau Michelin. Ce qui ajoute à la beauté de l'oeuvre.

Ces poèmes se dégustent lentement, un à la fois, au rythme d'une lecture attentive. Et lorsque nous terminons la lecture de ce recueil, l'envie de nous y replonger pour une relecture est bien présente. Ne serait-ce que pour nous imprégner davantage dans cet univers poétique qu'est celui de Comment retenir un dieu qui passe.

Merci à l'auteur pour le recueil.

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